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Présentation de "La vigne bleue"
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La vigne bleue ... le Jus , le peuple y donne sa langue ... (La Révélation d'Arès XXXV/8-9)
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| La vigne bleue : La religion ne laisse pas grand chose à la liberté |
| Posté par g-root le 8/11/2006 22:40:00 (729 lectures) Articles du même auteur |
La religion ne laisse pas grand chose à la liberté, à la liberté de la Parole autant qu'à celle de l'homme. De la Parole elle a rabougri, détourné la dynamique fondamentale et perpétuelle, dont elle a dépassionné l'homme. La religion a dilaté, reformulé, décrété ce qui n'est qu'indicatif; elle a généralisé et éternisé ce qui est local et circonstanciel; elle a changé l'amour et la latitude de la Parole en morale étroite; elle en a rempli les silences, oubliant leur sagesse. La religion a escamoté la Colère que Dieu dirige contre elle. Pour vous en finir, la religion a souvent fabulé, vaticiné, fixé la conduite et le sort de Dieu — l'éléphant (36/10) — comme de l'homme — le pendu (XXX/3) . Dans l'église je n'avais que des certitudes et des réponses prêtes sur tous les sujets. Peut-être me sentais-je seulement innocent de toute erreur. Je me posais rarement, et vaguement la question des possibles erreurs et des inventions de la doctrine. Si elles existaient, je n'y étais pas mêlé, elle venait des fondateurs : les «pères»; je jouissais de la certitude viscérale que Dieu reconnaîtrait mon innocence et me sauverait le jour de ma mort. S'il m'arrivait de penser que des grands de l'église avaient commis des abus, je n'étais pas un abusé devenu prudent (28/5). Ecclésiastique engagé et dévoué, je considérais ma religion comme parfaite, pourvu qu'on eût la «sagesse» de ne pas réfléchir et assez de «discernement» pour se laisser guider. Mon église, je n'en doutais pas, détenait «la vérité en plénitude».
1974. Commence le lent et pénible éveil de ma conscience; il durera jusqu'aux Théophanies, qui me mettront debout, les yeux grand ouverts. Jésus me surprend en haut de ma falaise de certitudes, noyé dans les nuages théologiques. Il souffle et me pousse jusqu'à la Mer, la Mer sur les Hauteurs tellement plus haute que les sommets où je m'étais élevé. Je nage, dépouillant mes parures (34/2) d'étoffe et d'esprit, luttant pour trouver l'Air (XXXII/4). Dégrisé, je perçois l'humiliante immensité, l'inconnaissabilité de la Mer, l'impuissance du nageur humain à l'embrasser au-delà du flot immédiat. Je découvre que je ne sais rien, et ce que j'apprends maintenant dans l'Eau de Dieu représente tout ce que l'homme peut en savoir, rien de plus, la seule part accessible au pécheur. Au-delà de ce petit flot de conscience la Mer court, démesurée, d'une Main à l'autre Main du Créateur (IV/1). Plus tard, je m'élèverai, faucon, du flot tumultueux de mon apprentissage, quand j'aurai compris qu'un peu de vrai (II/8-9, XX/2) sauve s'il est accompli, mais que beaucoup de théologie égare aussi sûrement que le rêve.
Michel Potay (extraits)

Frère Michel, témoin de La Révélation d'Arès
Nota : Extraites du périodique annuel "Le Pèlerin d'Arès 1991-1992", les pages du texte complet "Nous croyons, nous ne croyons pas" (publiées également dans La Révélation d'Arès bilingue français-anglais, édition de 1995) furent rédigées par le frère Michel pendant une maladie d'issue incertaine. Son intention était de laisser à ses frères ce qu'il appella une "direction de certitude" et de les inciter à abandonner définitivement les réflexes mentaux traditionnels nuisibles à leur mission que le public interprète comme une propagande religieuse.
Ce n'est pas une religion que La Révélation d'Arès donne au monde, mais la vie spirituelle.
La vie spirituelle n'est pas fidélité à des dogmes, à un culte, à une liste d'attitudes, qui sauveraient par le seul fait d'y croire et de les observer (définition de la religion). La vraie foi a certes un cadre : la Parole de Dieu, mais sur cette base elle est fidélité constructive à la volonté de se changer (30/11) soi-même — vaincre le péché et d'abord le péché contre l'amour — et de changer (28/7) le monde. Par là même la vraie foi, ni dogmatique ni cultuelle, est libre, créatrice, évolutive. L'homme, co-créateur du monde avec Dieu, doit essentiellement se reconstruire en bien, en amour, en intelligence. C'est le génie même de La Révélation d'Arès et de toute la Parole de Dieu depuis son origine.
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Conversation |
| Visiteur |
Posté le: 12/1/2007 18:31 Mis à jour: 12/1/2007 18:58 |
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 1974 : «L'embarras s'organise» autour du témoin. En guise de «réponse aux détracteurs» de Michel Potay, appelé communément le frère Michel, le témoin de la Révélation d'Arès :
1974 : «L'embarras s'organise» autour du témoin.
L'embarras des collègues cléricaux, (...) jusqu'à mes amis laïcs, des amis de très longues date parfois, qui cesseront peu à peu tout contact, toute correspondance. Je semble devenu la peste. Pour un homme qui a toute sa vie cultivé l'amitié, c'est une profonde souffrance. Naturellement, les calomnies pleuvent. Elles ne viennent pas des amis et des relations, qui se contentent de s'éloigner et de se taire. Elles viennent, comme toujours, de ceux qui ne me connaissent pas, mûs par ce penchant commun qui est de traiter tout fait spirituel comme un simple fait d'opinion, et donc de le refuser et de le flétrir sans obligation de respect et de scrupules, et sans risques de représailles. «Je suis un pécheur», dis-je, «je ne mérite ni éloges, ni considérations particulière. Mais pourquoi la flétrissure et des histoires à dormir debout ? Elles outragent dans le témoin du surnaturel, aussi indigne soit-il, le Christ qui l'a visité; elles matelassent les oreilles contre son message. Une fois de plus dans l'histoire de la révélation, il faudra lentement dégager l'évènement d'Arès et sa Parole de dessous les ragots, les mensonges, les futilités de sacristie, de salon, de boutique.» C'est la grande solitude du prophète. Le réconfort viendra de la conversion et de l'estime d'hommes et de femmes qu'enflamment La Révélation d'Arès, pour la plupart des inconnus, des méconnus ou des indifférents d'hier devenus des soutiens. Les frères remplacent les amis. Mais le respect sacré, instinctif, qu'ils éprouvent face au témoin de Jésus, plus tard témoin de Dieu, établit et maintient désormais une invisible, presque insurmontable distance entre eux et moi. La camaraderie, l'amitié intime, que j'ai savourées toute ma vie, me sont à jamais refusées.
(Extrait de : Préface de 1983, p:98 / édition bilingue français-anglais de 1995 de La Révélation d'Arès)
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